Les tribulations d’une chercheuse d’emploi

Nombreux sont ceux qui imaginent les chômeurs comme étant de grosses feignasses qui se lèvent à midi, vivent aux crochets de la société et ne recherchent jamais la moindre heure de boulot. Il y en a, très certainement. Mais c’est une minorité, j’en suis convaincue.

D’ailleurs, je me suis toujours demandé comment c’était possible de ne vivre que des aides car personnellement, même si je demandais toutes les aides auxquelles je pourrais avoir droit (chose que je ne fais pas, par choix), ça ne serait jamais suffisant pour vivre.

Il n’y a pas de secret :  il faut travailler. Et pour trouver un emploi, il faut en chercher. Oui mais voilà, ce n’est pas aussi simple que ça.

Je vous livre ici quelques exemples d’embûches rencontrées. Si d’autres me reviennent en mémoire, je ferais un autre article.

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La vraie fausse embauche

Il y a quelques années, une grande structure du service public m’invitait à un entretien. Je connais bien la maison, j’y ai déjà travaillé 2 fois à quelques années d’intervalles, sur une mission qui revient chaque année. Je suis reçue par le chef de service concerné. Ce monsieur est nouveau dans la maison, donc on ne se connait pas. Il m’explique en long et large la mission de la structure, puis me parle des tâches à accomplir (que je connais déjà), me donne des tonnes de données chiffrées, de pourcentages, d’exemples…. qui ne vont pas me servir à grand chose. Il a une voix soporifique, il fait super chaud dans ce bureau, je sue et j’en ai marre. Quand enfin, il a fini son quasi monologue, deux longues heures se sont passées. Je n’en peux plus ! Puis il m’annonce tout content « bon ben c’est ok, vous êtes embauchée. Vous serez attendue avec le reste de l’équipe tel jour à telle heure ». Il se lève, me salue d’un « au revoir et à très bientôt ». L’embauche est prévue presque un mois plus tard. Je suis ravie car ça fait assez longtemps que je suis sans emploi et j’ai vraiment besoin qu’un salaire tombe rapidement.

Deux jours avant la date prévue d’embauche, je me souviens soudainement que cette structure a l’habitude d’envoyer les contrats quelques jours AVANT la prise de fonction et je n’ai rien reçu. Normal, je n’ai pas fourni les documents, que je compte donner le jour J. Le lendemain, je préfère téléphoner à la secrétaire -super gentille qui se souvient toujours de moi- pour lui poser directement la question, car c’est elle qui gère cela. Pas de chance, elle est absente et ne revient que le lendemain. Gloups. Je commence à sérieusement stresser, mais je me dit que quand même, puisqu’on m’a dit que j’étais prise et donné la date et l’heure de l’embauche, c’est qu’il n’y aura pas de souci. Le lendemain matin, à quelques minutes de partir, j’essaie à nouveau d’appeler la secrétaire… qui n’est pas dans son bureau (sûrement déjà affairée à l’accueil des nouveaux). J’essaie plusieurs fois. Merde, ça y est, je suis en retard !

J’arrive donc un poil en retard, je me rends directement dans le service où je suis affectée. Mes futurs collègues sont déjà tous regroupés dans le couloir et attendent les instructions. La gentille secrétaire me voit, me salue par mon prénom (chouette, elle se souvient toujours de moi) et je vois à son air très surpris que quelque chose cloche. Elle me demande ce que je fais là. Aïe, ça sent très mauvais, là !

Je lui réponds que Monsieur X m’a reçue à un entretien il y a un mois et qu’il m’a dit que j’étais embauchée et de venir ce matin. Et là, elle me répond : Ah mais non, tu n’es pas dans ma liste, il doit s’agir d’une erreur.

Devant mon air décontenancé, elle me dit qu’elle finit d’accueillir le groupe et qu’elle va s’occuper de moi. Très rapidement, elle revient vers moi, nous allons dans son bureau, elle refait le point sur la liste. C’est bien ça, le groupe est complet et il n’était pas prévu que j’en fasse partie. Ah.

Elle me propose de m’accompagner voir la DRH pour que l’on comprenne ce qu’il se passe. Elle lui explique rapidement, et l’autre répond sèchement : « Ah mais Mr X n’a aucun pouvoir de décision. Il n’aurait jamais dû vous dire ça, puisque suite aux entretiens, c’est MOI qui décide ». Aucune compassion de sa part devant mon air dépité.

La secrétaire m’a raccompagnée vers la sortie, toute gênée et était vraiment navrée de cette situation. Et m’a souhaité bonne chance pour la suite et que peut être je serais prise l’année suivante (nan, c’est terminée, je postulerais plus jamais !).

Je suis entrée dans ma voiture et je me suis mise à pleurer. Car j’avais eu beaucoup de stress. Et la déception. Une terrible déception. Ce n’était certes pas le boulot du siècle, mais j’avais vraiment besoin de ce contrat.

Pour la petite histoire, j’ai trouvé un autre boulot 1 mois après. Et je suis retournée bosser dans cette structure deux ans plus tard (je suis rancunière mais bon….faut bien travailler !). Et j’ai eu l’occasion de discuter avec le chef de service. Il ne se souvenait absolument pas de moi, mais je ne me suis pas démontée et lui ai rappelé brièvement cet épisode. Et cet andouille n’a rien trouvé de mieux à faire que rigoler en disant « ah oui ? j’ai osé vous faire ça, moi. Ha ha ha » ! J’ai préféré stopper là la conversion sur ce sujet, car j’ai senti que j’allais m’énerver ! Avouez qu’il y a de quoi ! Heureusement, la secrétaire m’a, elle, redit que ce qu’il s’était passé était vraiment pas chouette et qu’elle était contente que cette fois soit la bonne. Et moi donc !

Le plan foireux du Bon Coin

A mes débuts sur Le Bon Coin, j’ai mis une annonce pour trouver un emploi. J’étais assez sélective sur le type de poste : secrétaire ou dame de compagnie (je sais, ça n’a rien à voir, mais c’est ce que je voulais faire).

Je reçois un mail, un après-midi. Une dame qui m’indique qu’elle cherche une assistante administrative pour sa société. Sans plus de détails !

Je lui réponds par quelques questions sur sa société, le poste, les compétences attendues, etc. Elle me répond que ça ne fait pas très sérieux de répondre à ce genre de questions par mail et qu’il serait préférable que l’on se rencontre pour en discuter.

Je lui réponds à mon tour que je veux bien la rencontrer mais que pour éviter de lui faire perdre du temps, j’aimerais en savoir plus sur le poste pour voir s’il me convient et si j’ai les compétences. Elle n’avait pas mon CV ni rien donc ça me semblait normal de vouloir en savoir plus sur le poste qu’elle proposait. Je n’accepte pas tout non plus, surtout en terme géographique.

Elle me répète qu’elle ne veut pas répondre à ses questions par mail car ça ne fait pas sérieux et me propose que l’on se rencontre le lendemain, à 20 heures, sur le parking du Buffalo Grill (en périphérie de la ville).

Euh…. WTF ?! Elle ne sait pas si j’ai des enfants ou pas. 20h, c’est un drôle d’horaire pour un entretien d’embauche ! Et que dire du lieu ! Elle ne m’invitait pas à dîner au Buffalo, non non non. Elle voulait me voir sur le parking !

J’en ai conclu qu’elle n’avait sûrement pas de société et que je ne savais pas du tout qui se cachait derrière ce mail. Un prédateur ? Réellement une recruteuse ?

J’ai donc répondu que c’était cette proposition qui ne faisait pas très sérieux et je lui demandais si elle n’avait pas plutôt un bureau ou un quelconque espace de travail pour notre rencontre ?

Sa réponse ne s’est pas fait attendre : non elle n’avait pas de bureau et c’était ça ou rien. Euh….. ok, ben ça sera rien alors ! Et elle m’a répondu sèchement : c’est comme vous voulez. Ce n’est pas moi qui recherche un travail !

Je me suis permis de lui répondre que oui je cherchais un travail, mais aussi un employeur sérieux qui soit capable d’être transparent en répondant aux questions posées et en proposant un rendez-vous ailleurs que sur le parking d’une chaîne de restaurant en banlieue un soir d’hiver pluvieux.

Évidemment, ça s’est arrêté là !

La secrétaire blasée

Cette semaine, une agence d’intérim m’a invitée à passer des tests dans le cadre d’un recrutement pour une assurance. Je fais un test pratique, puis un test d’orthographe (que j’ai réussi brillamment). Le gentil monsieur qui m’a reçue me fait comprendre à demi-mots que grâce au test d’orthographe j’ai toutes mes chances d’être prise et m’invite a rejoindre sa collègue pour m’inscrire dans leurs fichiers, au cas où. Ah…. ça me semble prématuré, mais bon… Je m’approche de la dame, m’assieds et elle me demande tout un tas de documents. Euh…

« on vous pas dit de les amener ? » m’interroge-t-elle d’un ton sec devant mon hésitation. « non, on m’a juste dit de venir passer les tests ». (entre nous, comment aurais-je pu deviner qu’on allait m’inscrire sans même savoir si je serais recrutée ?)

« Donnez-moi ce que vous avez » dit-elle d’un ton toujours fort agréable. Je lui donne ce que j’ai et lui indique que pour mon CV, il suffit de demander à son collègue qui m’a reçue. Il m’a entendue et apporte gentiment le CV.

Finalement, il ne manquait que mon RIB. J’indique à la dame que je vais lui envoyer par mail dès que je vais rentrer chez moi (en me disant que de toute façon rien ne presse puisque j’aurais la réponse qu’en fin de semaine et que si ça se trouve, je ne serai pas recrutée). Et là, elle me répond « ah ben oui mais ça m’arrange pas parce que là votre fiche est ouverte et c’est facile d’entrer des informations, alors que si vous me l’envoyez tout à l’heure, je vais être obligée de rouvrir et de retourner sur votre fiche » !

Euh…. mais Madame, c’est quand même un peu ton job d’ouvrir et de fermer (entre autres) les fiches des intérimaires, non ?!

secrétaire blasée

Heureusement que je ne me laisse plus impressionner par ce genre de comportement, car ça revient assez souvent, et dans tous types de structures. Je peux comprendre que les conditions de travail ne soient pas toujours idéales, que les employés puissent avoir des soucis, etc… mais les gens  qui viennent n’y sont pour rien. Avant, c’est moi qui me retrouvais gênée et mal à l’aise face à cela ! Plus maintenant. Mais ça n’en demeure pas moins désagréable.

Je pourrais aussi vous parler des fausses offres d’emploi, des arnaques bien rodées sur Le Bon Coin où des arnaqueurs vous soutirent de l’argent, des offres publiées car c’est la loi mais le poste est déjà pourvu en interne, etc etc etc… Bref, vous l’aurez compris, la recherche d’emploi est loin d’être un long fleuve tranquille…

Vous avez déjà rencontré des situations délicates, incroyables, ubuesque, dans le cadre de vos recherches d’emploi ?

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[LECTURE] Je fabrique mes produits ménagers : un livre génial qu’on devrait tous avoir !

Depuis le début de l’année, je suis épuisée. Sans cape de wonderwoman, je livre une lutte acharnée contre une otite qui refuse de guérir. Déjà 7 semaines…. Je vais devenir folle !

Du coup, je n’ai aucune énergie et j’arrive à mettre en pratique l’un de mes objectifs du début d’année : lire davantage. Pas forcément de la grande littérature, mais au moins avoir du papier entre les mains.

Et pour cela, la médiathèque de La Rochelle est géniale. Ils ont tellement de livres intéressants que je ne sais plus où donner de la tête ! Ces derniers temps, j’ai jeté mon dévolu sur plein de livres orientés écologie. Je pense savoir déjà beaucoup de choses sur le sujet grâce à la lecture de blogs, magazines et les documentaires télévisés, mais j’aime bien aussi le support papier.

C’est ainsi que j’ai découvert le livre : Je fabrique mes produits ménagers. De Laëtitia Royant. 12 euros aux Editions Terre Vivante.

J’adore Terre Vivante ! C’est un éditeur qui propose des livres géniaux et leur site que je vous invite à découvrir ici est remplis de bons conseils pour vivre et consommer autrement.

J’en possède un sur la beauté dont il faudra que je vous parle très rapidement tant j’ai eu un coup de coeur.

Livre DIY produits ménagers Lire la suite