Gâteau minute vendéen

Ce gâteau est un délice riche en sucre et en beurre ! Dans ma recette, j’ai réduit le sucre car la quantité initiale m’affolait un peu ! Ce gâteau tient son nom du fait qu’il peut être préparé à l’avance, se conserve plusieurs jours et peut donc être servi « à la minute » en cas de visite imprévue. Mais honnêtement, je ne suis pas sûre qu’il en reste au bout de quelques jours !

Entre la génoise et le quatre-quart, ce gâteau était souvent présenté aux mariages et communions et confectionné par des femmes dont c’était la spécialité et qui se déplaçaient de ferme en ferme dans les campagnes vendéennes.

L’ajout de sucre sur le dessus juste avant la cuisson permet de former une délicieux croûte fine et sucrée.

Les ingrédients

  • 140 g de sucre vanillé (ou nature, si vous n’en avez pas)
  • 4 oeufs
  • 165 g de farine
  • 70 g de fécule de maïs
  • 1 sachet de levure chimique
  • 165 g de beurre à température ambiante
  • 1 cs de sucre cristal

La recette

Préchauffer le four à 170° en chaleur tournante.

Séparer les jaunes et les blancs d’oeufs. Monter les blancs en neige

Dans un saladier, fouetter le beurre et le sucre vanillé. Ajouter les jaunes d’oeufs

Mélanger la farine, la fécule et la levure. Tamiser le tout, puis verser progressivement tout en fouettant.

Enfin, incorporer les blancs délicatement

Verser la pâte dans un moule garni de papier sulfurisé et saupoudrer avec le sucre cristal.

Enfourner pour environ 25 minutes. Le dessus du gâteau doit être légèrement doré et former une petite croûte grâce au sucre. Enfoncer un couteau pour vérifier si c’est bien cuit (la lame doit ressortir propre).

La nuit où Xynthia a tout dévasté… 5 ans déjà

Comment oublier ? Cette nuit tragique a tellement choqué, marqué les esprits dans ma région.

Je vis depuis toujours à La Rochelle. Je connais la mer, les tempêtes hivernales, les marées. Mais jamais je n’aurais imaginé ce qu’il s’est passé. Jamais ! Un fâcheux concours de circonstances (coefficient de marée très haut, attraction lunaire, tempête) a fait entrer la mer dans les terres.

La tempête avait été annoncée, mais dans la nuit, je n’ai rien entendu. J’habitais dans un immeuble récent, perpendiculaire au sens des vents, donc j’imagine que tempête s’est comme brisée au bout de l’immeuble. Au matin, tout était calme, en regardant « mon lac » par la fenêtre je n’ai rien remarqué d’anormal. « Encore une exagération des journalistes et météorologues pour nous faire peur » me disais-je. Puis dans l’après-midi, comme souvent le week-end, je suis allée me balader dans mon quartier des Minimes. Sous un grand soleil, tout me paraissait calme. Anormalement calme pour une belle journée comme celle-ci. Et sur le chemin, j’ai vu. J’ai vu l’eau qui avait envahit la pleine d’herbe à côté du Conseil Général formant une immense piscine.

Quand je suis arrivées au port des Minimes, je n’ai pu que constater la violence de la tempête et la force de la mer qui a soulevé le goudron des parkings, poussé les voitures, rongé la falaise, arraché les buissons, brûlé les gazons. Mon coin favori pour les balades était dévasté. Lire la suite